La Friche de la Belle de Mai

Au fil des années, la friche de la Belle de Mai est devenue un véritable lieu polyvalent et culturel. C’est un endroit intemporel et rebelle de la ville de Marseille, où la cohabitation du sport, de l’art, et des différents métiers est en parfaite symbiose avec le mixage culturel des habitants.

D’où vient le nom de “La Belle de Mai” ?

L’étymologie du nom du quartier de la Belle de Mai est controversée.

Une légende raconte que le 1er mai, des petites filles élisaient entre elles une reine, qu’elles couronnaient de fleurs blanches. L’heureuse élue était alors surnommée la “Belle de Mai”.

Une autre version veut qu’au XVIIe siècle, une vigne poussant sur le terrain de Plombières ait porté le nom de Bèla de Mai (Belle-d’avantage, en provençal) car c’était une vigne tardive, c’est-à-dire quelle donnait du raisin jusqu’en décembre. Un chemin de la Belle de Mai allait d’ailleurs de Plombières jusqu’à la Porte d’Aix en passant par le cimetière Saint-Charles et par l’actuelle rue Belle de Mai.

L’histoire du quartier de la Belle de Mai

Situé près de la gare Saint-Charles, la Belle de Mai est un quartier du 3ème arrondissement de Marseille.

Aux alentours du XXème siècle, la Belle de Mai était un quartier ouvrier, et abritait le siège de la manufacture de tabacs de la Seita, fermée en 1990. Une fois la manufacture désaffectée, la friche industrielle fut rénovée et transformée dans les années 90 en un lieu culturel et patrimonial.

Ce quartier, très populaire, abrite désormais les Archives municipales de Marseille, un Pôle média et la Friche. Le Pôle Média comprend des bureaux d’entreprises et un studio de cinéma.

Le Saviez-vous ?

Plus des trois quarts des scènes de la série télévisée “Plus Belle La Vie” sont tournées dans les studios du Pôle Média de la friche de La Belle de Mai.

La Friche de La Belle de Mai

La création de la Friche a permis au quartier de se reconvertir, et d’offrir aux habitants de l’arrondissement, et aux marseillais, un véritable pôle culturel et économique.

Pour mieux comprendre la naissance de la Friche, il faut revenir à la deuxième moitié des années 1980. Gaston Deferre, alors maire de Marseille, avait décidé de restructurer la vie culturelle marseillaise et de lui donner une nouvelle impulsion. Hormis ces deux exceptions – le Théâtre de la Criée dirigé à l’époque par Marcel Maréchal et le Ballet National de Marseille dirigé par Roland Petit –, Marseille disposait en effet de l’un des plus petits budgets culturels de France et n’avait pas de projet de grande ampleur.

La culture est aujourd’hui au cœur de la Friche. Elle accueille notamment centre de conservation des ressources du Mucem, qui donne accès aux archives, à la bibliothèque et à la documentation du Mucem.

Le Goethe Institut Marseille est également présent à la Friche. C’est l’institut culturel de la République fédérale d’Allemagne actif au niveau mondial. L’Institut promouvoit la connaissance de la langue allemande à l’étranger et l‘entretien des collaborations culturelles internationales.

Ville portuaire, ville commerçante, ville populaire, Marseille et ses édiles, tout au long des XIXe et XXe siècles, se sont peu préoccupés de culture, cette fonction étant traditionnellement dévolue à la rivale Aix-en-Provence. La construction de la friche a permis de changer l’image d’une ville culturellement délaissée.

« La Friche est une expérience politique, un lieu de pensée et d’action renouvelant le rapport de l’art au territoire et à la société. »

Manifeste de la Friche – 2020 

Véritable lieu de création et d’innovation

C’est à la fois un espace de travail pour ses 70 structures résidentes (350 artistes, producteurs, salariés qui y travaillent quotidiennement) et un lieu de diffusion (600 propositions artistiques publiques chaque année, des ateliers dédiés jeune public, des grands festivals).

Avec 450 000 visiteurs par an, 2500m 2 d’espace d’exposition, 6 salles de concerts, 2 salles de spectacles, des jardins partagés, un restaurant, une crèche, une librairie, un toit terrasse de 8000m2 et plus de 600 évènements par an, la Friche est un lieu cosmopolite et vecteur de rencontre et de partage, à l’image de la cité Phocéenne.

Toute l’année, la Friche de la Belle de Mai propose un programme culturel complet. Ouvert à tous, vous pourrez flâner le long de la “friche verte” (l’espace vert du lieu), passer par le terrain de jeu des artistes du “street art”, ou encore vous arrêter boire un coup au “Café de La Salle”, ouvert tous les jours.

Pour les amateurs de skate, de tous les âges et tous les niveaux, le Skatepark de la friche est un passage obligé. C’est un équipement unique en son genre, imaginé par l’agence Constructo, spécialisée dans l’ingénierie des skateparcs. Il offre de nombreux modules dédiés à la pratique “steet” du skateboard. Très appréciés des rider de la ville, le Skatepark de la friche vaut le détour.

Si vous avez un petit creux, “Les Grandes Tables » de la Friche vous invite à déguster des produits de saison remplis de saveurs. Plus qu’un restaurant, “Les Grandes Tables” est un lieu de rencontre, de partages culinaires et culturels et de réflexion sur la cuisine et l’alimentation. Plusieurs projets ont été mis en place : Le Marché Paysan du lundi soir, Les grandes Carrioles, ou encore de la cuisine de rue en duo : chef / artiste.

Depuis des années, la Friche est devenue une référence culturelle pour la ville de Marseille, où chacun peut créer sa bulle et vivre un moment unique. Le projet a mis en évidence l’importance des espaces culturels dans la ville, et a permis de mettre sur le devant de la scène la créativité et les idées innovantes des esprits marseillais.

“Ce que la Friche a montré avec d’autres c’est qu’une autre voie s’ouvrait et que des gens qui n’étaient pas impliqués dans la fabrication de la ville, des artistes, des intellectuels, des habitants, s’engageaient et proposaient de nouveaux modes de fabrication de l’urbain, qui anticipe sans programmer, sans figer.”

Patrick Bouchain, architecte

Informations pratiques

Stationnement pour voitures

La friche dispose d’un parking restreint accessible par l’entrée Simon
12 rue François Simon · 13003 Marseille

Accès à la friche en transports en commun

La Friche est ouverte 7j/7 de 7h à 23h (et plus tard les soirs d’événements) 

Bus – arrêt Belle de Mai la Friche :
Ligne 49 – Réformés Canebière / Vauban
Ligne 56 – Belle de Mai La Friche / Gare Saint Charles
Service 7/7 : de 6h40 à 19h10 

Bus de nuit n°582 

Métro
Lignes M1 et M2 arrêt Gare Saint-Charles ou M1 arrêt Cinq Avenues – Longchamp / puis 15 min. à pied 

Tram
Ligne T2 arrêt Longchamp / puis 10 min. à pied 

Nos suggestions