Les 13 desserts de Noël, une tradition provençale ancrée dans les familles

Les treize desserts de Noël sont une tradition bien connue des provençaux qui chaque année renouvellent cette coutume ancestrale et conviviale, réunissant les familles autour de nombreuses gourmandises à la fin du gros souper de Noël. 

Publié le 30 novembre 2020

Un peu d’histoire

Cette tradition dont l’évocation remonte pour la première fois en 1925, veut que 13 desserts ou calenos soient servis à la fin du gros souper de Noël. Mais pourquoi pas 12, ou 14 ?

Il s’agit en fait d’une référence à la religion très présente en Provence : le Christ ayant pris son dernier repas avec ses 12 apôtres avant d’être crucifié, il y a donc 12 desserts pour ces derniers et 1 pour le Christ. Ces treize desserts doivent être disposés sur 3 nappes, au milieu de 3 bougies (ou chandeliers), ainsi que de 3 coupelles du blé de la Sainte-Barbe (symbole de la Trinité). Ils sont dégustés après la messe de minuit et resteront sur la table les 3 jours suivants le gros souper.  

Nous vous dévoilons la véritable liste des 13 desserts de Noël.. 

A l’origine, ils n’étaient composés que de 12 pains et d’une grosse miche marquée d’une croix. Aujourd’hui, parmi ces desserts, on compte : 

  • la pompe à l’huile (d’olive) qui se rompt (pòmpa a l’òli) 
  • le nougat blanc, le nougat noir qui représentent le bien et le mal selon certains 
  • les dattes, dont la forme ovale du noyau serait le symbole du Christ 
  • les quatre « mendiants »; figues sèches, raisins secs, amandes et noisettes qui représentent les ordres des Franciscains, Dominicains, Carmes et Augustins 
  • le melon vert, conservé sur la paille (le verdaù) 
  • les oranges, « Picon » à Marseille 
  • le raisin blanc, conservé accroché au fond du cellier 

Selon les endroits et les ressources locales, on complète par des pruneaux, des noix, des pommes, des poires, des mandarines, de la confiture de pastèques ou de la pâte de coing… Le tout est arrosé d’un vin cuit pour les desserts et d’un choix de sept vins de production locale pour le reste du repas.  

Il ne faut pas s’étonner de ne pas trouver la bûche de Noël dans la tradition du Gros Souper. Elle n’a été ajoutée que récemment, même si elle semble perpétuer la coutume du cachio fio. A cette époque, la soirée de Noël commençait par cette tradition qui voulait que l’aïeul fasse brûler une grosse bûche d’olivier ou d’arbre fruitier et bénisse le feu. Il arrosait de vin cuit et disait alors :  

E se sian pas maï, Que siegen pas mens !
Et, si nous ne sommes pas plus, Que nous ne soyons pas moins ! 

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