Randonnée dans les travioles de Vauban depuis Notre-Dame de la Garde

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Départ place Castellane, 13006 Marseille 6ème

Description

Perché sur les contreforts de la Colline de la Garde, le quartier de Vauban oscille entre tradition et modernité. Dans un esprit « village », vous y trouverez des commerces de bouche réputés et des boutiques de créateurs.
Le point de départ de cette randonnée urbaine est le sentier qui descend à côté de la grande croix, au pied de Notre-Dame-de-la-Garde. Là où se trouvait autrefois le point de départ du funiculaire. Des panneaux de jalonnement piétons permettent de suivre aisément ce parcours qui se fait tout en descente et permet d’emprunter des ruelles discrètes et des escaliers peu connus dont Marseille a le secret. Au niveau de la rue Edmond Rostand, vous entrez dans le quartier des Antiquaires et rejoignez la Place Castellane.

Prestations

Animaux acceptés

Clientèles acceptées

  • Niveau bleu - Modéré

Environnement

  • Centre ville
  • En ville
  • Arrêt de transport en commun à moins de 500 m
  • Arrêt de bus à moins de 500 m

Points d'intérêt

Points d'intérêt

1Point de départ

Le point de départ de cette randonnée urbaine se situe à l’emplacement de l’ancienne plateforme d’accès au funiculaire. Cela ressemblait à un début de pont, le terme technique est “une culée”, d’où les passagers embarquaient dans l'ascenseur. Il faut s’imaginer que dans la prolongation de la croix, se trouvait une passerelle métallique, construite par Gustave Eiffel, longue de 100 mètres et large de 5 mètres qui surplombait la pente vertigineuse.

La Basilique Notre-Dame de la Garde a été édifiée en 1852 sur l’emplacement d’un bois sacré antique, une chapelle et une vigie militaire. C’est en 1864 qu’elle commence à accueillir du public. Dès le début, le site rencontre un franc succès. Les visiteurs et les pèlerins affluent de plus en plus nombreux. Les omnibus tirés par des chevaux ne suffisent plus pour les acheminer au départ du Cours Saint-Louis. Il faut trouver une autre solution. De nombreux projets sont soumis à la municipalité qui décide de concrétiser celui d’un funiculaire hydraulique. La gare de départ se situait à hauteur du numéro 44, rue Jules Moulet. Il aura fonctionné durant 75 ans, entre 1892 et 1967 et transporté plus de 20 millions de passagers. L’accroissement du trafic automobile et la lenteur d’acheminement mettent à mal les finances et la rentabilité de cet équipement. Le 11 septembre 1967 il achemine ses derniers voyageurs. Sa destruction date de 1974. La gare inférieure et son jardin ont laissé place à un ensemble de logements sociaux conçus en 1986 par Mario Fabre. Il existe une littérature variée sur ce funiculaire et il est aisé de trouver des anciennes photographies le représentant.

2Les maisonnettes de la montée Notre-Dame

Le point de départ de cette randonnée urbaine se situe à l’emplacement de l’ancienne plateforme d’accès au funiculaire. Cela ressemblait à un début de pont, le terme technique est “une culée”, d’où les passagers embarquaient dans l'ascenseur. Il faut s’imaginer que dans la prolongation de la croix, se trouvait une passerelle métallique, construite par Gustave Eiffel, longue de 100 mètres et large de 5 mètres qui surplombait la pente vertigineuse.

La Basilique Notre-Dame de la Garde a été édifiée en 1852 sur l’emplacement d’un bois sacré antique, une chapelle et une vigie militaire. C’est en 1864 qu’elle commence à accueillir du public. Dès le début, le site rencontre un franc succès. Les visiteurs et les pèlerins affluent de plus en plus nombreux. Les omnibus tirés par des chevaux ne suffisent plus pour les acheminer au départ du Cours Saint-Louis. Il faut trouver une autre solution. De nombreux projets sont soumis à la municipalité qui décide de concrétiser celui d’un funiculaire hydraulique. La gare de départ se situait à hauteur du numéro 44, rue Jules Moulet. Il aura fonctionné durant 75 ans, entre 1892 et 1967 et transporté plus de 20 millions de passagers. L’accroissement du trafic automobile et la lenteur d’acheminement mettent à mal les finances et la rentabilité de cet équipement. Le 11 septembre 1967 il achemine ses derniers voyageurs. Sa destruction date de 1974. La gare inférieure et son jardin ont laissé place à un ensemble de logements sociaux conçus en 1986 par Mario Fabre. Il existe une littérature variée sur ce funiculaire et il est aisé de trouver des anciennes photographies le représentant.

3Escalier André Suarès

Cet escalier a été construit au XIXème siècle pour s’adapter à la déclivité du quartier Vauban. Il permet de relier la montée Notre-Dame et le boulevard Notre-Dame et il rend hommage au poète et écrivain marseillais, André Suarès, dont l’ouvrage “Marisho” est un récit de voyage plutôt moderne du Marseille des années 1930.

4Place Valère Bernard

Cette place située au coeur du quartier Vauban se trouve à la jonction du boulevard Vauban et du boulevard Notre-Dame. A proximité on retrouve de nombreux petits commerces et on y retrouve comme une ambiance de village. De nombreux immeubles sont du type 3 fenêtres.

5cabanon et pied de vigne rue Beaujour

Les moines de l’abbaye Saint-Victor possédaient jusqu’à la fin du XIVème siècle de nombreux terrains situés dans l’actuel quartier Vauban où ils cultivaient la vigne. Les terres calcaires pauvres en eau permettaient cette culture. Au 2 rue Beaujour on passe devant une petite maison, ancien “cabanon de vignes”. La construction rudimentaire permettait au viticulteur d’y stocker ses outils ou de s’y abriter le temps d’une pause ou d’une grosse averse.

6Rue Paradis et Noilly Prat

Marseille compte trois rues axées nord-sud plus ou moins longues, traversant plusieurs quartiers : la rue de Rome, la rue Paradis et la rue Breteuil. Durant tout le XIXème siècle Marseille se transforme, la ville s’agrandit et s’étend en direction du sud. Les rues Breteuil et Paradis font partie de ces extensions. Aux numéros 150 et 167 de la rue Paradis se trouvaient à partir de 1860 les établissements Noilly Prat qui fabriquaient un apéritif à base de vin, dont la consommation est tombée aujourd’hui en désuétude : le Vermouth, appelé plus simplement le Noilly Prat. Les locaux de l’usine s’étendaient sur 10 000m² et elle employait plus de 100 ouvriers. A la mort des hommes de la famille, c’est une femme qui se retrouve propulsée à la tête de l’entreprise : Anne Rosine Prat, née Noilly. Elle n’a que 34 ans quand elle se retrouve veuve avec 3 enfants à charge. A 40 ans elle perd son père. Durant 37 ans elle fera prospérer l’entreprise fondée par son père (Louis Noilly) et développée par son mari (Claudius Prat). C'est une femme d’affaires compétente et aussi une bienfaitrice généreuse. 600 000 litres de vin sont offerts chaque année à l’église pour la messe et elle fonde des asiles pour des femmes malades et des jeunes filles pauvres.

7Statue de Saint-Suffren

8Rue des Vignerons

Autrefois, cette rue permettait de rejoindre les vignobles qui se trouvaient sur les pentes Est de la colline de Notre-Dame de la Garde. Dans l’actuel quartier Vauban, il y avait une importante activité agricole.

9Square Edmond Rostand

Ce square rend hommage à l’auteur Edmond Rostand, né à Marseille, à hauteur du 14 de la rue éponyme. (Pour rejoindre la demeure familiale, il faudrait descendre la rue en suivant le sens de circulation des voitures). Inutile de rappeler que c’est l’auteur de la très célèbre pièce de théâtre “Cyrano de Bergerac”. L’artiste Jacqueline Sarto a façonné le petit buste en bronze qui lui rend hommage depuis 1993. Il est posé sur le pilier central de la clôture qui délimite le square.

10Rue Saint-Suffren

Le premier nom de cette rue était “rue des vendangeurs”. C’est après la Révolution française qu’il a été modifié. C’est même jusqu’en 1940 qu’a exercé le dernier tonnelier dans cette rue, dans un atelier situé entre la rue Paradis et la rue Edmond Rostand.

Saint-Suffren était abbé de l’église Saint-Victor au XIème siècle durant 31 ans. Une statuette où il est vêtu en habit d’évêque, située à l’angle de la rue Paradis et de la rue Saint-Suffren (l’itinéraire ne fait pas passer par là), lui rend hommage.

11Vierge à l'enfant

A l’angle de la rue saint-Suffren et rue de Rome on admire un exemple de statue de ce type. Marseille est une ville qui a été profondément marquée par la peste en 1720. Elle y perdit quasiment la moitié de sa population. C’est une des raisons pour expliquer l’abondance de niches d’angle situées au croisement de rues, abritant des statues de saints protecteurs et des Vierges. Ces œuvres sont comparables à des oratoires urbains, où la population avait pour habitude de se rassembler, prier et recevoir des bénédictions collectives afin de la protéger contre des épidémies, la famine et d’autres catastrophes. On en dénombre plus de 300 dans tout Marseille. Alors soyez attentifs et levez les yeux !

12Place Castellane

Lieu animé qui relie le centre-ville aux quartiers résidentiels du Prado. La place vit au rythme du métro, du tramway, des restaurants, des cinémas et du marché. On s’y donne rendez-vous à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. En 1911 le marbrier marseillais Jules Cantini offre la fontaine monumentale, dont l’effigie principale est Marseille, trônant au sommet de la colonne entourée de la Méditerranée, la Durance, le Rhône et le Gardon.

La fontaine est située sur un long axe qui traverse Marseille sur plus de 6 kilomètres et qui offre une perspective sur deux monuments emblématiques : la porte d’Aix (au nord) et l’obélisque de Mazargues (au sud).

Mis à jour le 20 octobre 2025 à 16:36
par Office de Tourisme des Loisirs et des Congrès de Marseille
(Identifiant de l'offre : 5706395)
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