



















Emportez toujours une grande quantité d'eau et ne sous-estimez pas l'effort que vous allez devoir fournir. Il est également recommandé de porter une paire de chaussures adaptée à la randonnée, avec des semelles qui évitent de glisser. Concrètement, la basket de ville, la tongue ou toute chaussure avec une semelle lisse ne convient pas pour s'engager sur n'importe quel chemin de randonnée du Massif des Calanques.
2Entrée du Parc national et canal de Marseille
Une fois que l’on a remonté la grande allée centrale du parc sur une distance de 900 mètres, le visiteur rencontre une signalétique qui ne laisse aucun doute. En effet, au moment de passer le Canal de Marseille, le visiteur pénètre le cœur terrestre du parc national des Calanques, reconnaissable à l’emblème en forme de spirale, un hymne à la nature et la biodiversité, des parcs nationaux de France.
Le Canal de Marseille est l’ouvrage providentiel qui depuis 1849 alimente tous les quartiers de Marseille en eau, et qui permet enfin, sereinement et avec régularité, d’irriguer les terres agricoles et d’alimenter les usines. Ici, il s’agit de la section de Montredon, qui termine sa course un peu plus loin, au niveau du port de la Madrague de Montredon. Aujourd’hui l’eau sert à arroser le parc et à prévenir les feux de forêts. A Marseille, l’ouvrage qui glorifie ce raccordement à l’eau est le somptueux Palais Longchamp, ancien château d’eau, situé dans le 1er arrondissement.

3Les pommes de pins
Si l’on est attentif et un peu patient, il est possible d’apercevoir des écureuils roux qui se délectent en se nourrissant des graines de pin, auxquelles ils accèdent en rongeant la pomme et en arrachant les écailles. Au sol, il est fréquent de retrouver comme une sorte de trognon.

4Le château Pastré
Cette très belle bastide provençale du XIXe. siècle, qui domine la campagne Pastré et son vaste parc ouvert aux promeneurs a été entièrement restaurée.
Le château qui accueillit pendant la seconde guerre mondiale nombre d'intellectuels et d'artistes réfugiés à Marseille, a hébergé le Musée de la Faïence jusqu'au 31 décembre 2012 (ses collections sont transférées au château Borély, devenu le Musée des Arts Décoratifs en juin 2013.
Ses salons accueilleront des réceptions lors d'accueil de personnalités et d'événements de prestige.

5Fontaine d'eau potable
Un conseil avisé : ici se trouve la dernière fontaine d’eau qui permet de remplir ses gourdes avant d’entamer l’ascension en direction du sommet de Marseilleveyre.

6Vallon des trois Gancets
Après avoir admiré le château Pastré, il est temps d’aiguiser son regard pour débusquer le marquage de couleur jaune. Parfois on le trouve sur un bout de mobilier, sur un rocher ou sur un tronc d’arbre. On commence à remonter un vallon, sablonneux, abrité du vent et ombragé. L’origine du nom n’a rien à voir avec une histoire de trois lacets ou “ganse”, qui est la boucle du lacet. Cela a plutôt un lien avec le nom déformé d’un ancien propriétaire des lieux, un certain monsieur Trigance.

7Tourner à gauche peu avant le grand pin majestueux
Ici à la sortie d’un large virage on aperçoit devant soi un très grand pin. C’est le moment de quitter le sentier plutôt large pour suivre les marques jaunes qui partent sur la gauche, sur un sentier qui se resserre. Les végétaux se densifient et ça monte.

8Rocher avec plusieurs indications de couleur jaune
Ici il faut suivre la direction de Callelongue et donc prendre à gauche.

9Passage délicat
Au bout du vallon des trois Gancets on atteint un ressaut rocheux qu’il faut gravir. Ce passage fait prendre très rapidement de la hauteur et conduit jusqu’à la piste du Goéland et une grotte trouée. Celle-ci traversée, la pente s’adoucit.
10Ancien mur de propriété
On dépasse un cairn (un amas artificiel de pierres) et on prend la direction de la partie basse du bois de la Selle. C’est un plateau recouvert de pins, de buissons de bruyères et de grosses touffes de romarin.
Quand on randonne dans les Calanques, il est habituel de rencontrer d’anciens murs en pierres sèches. Lorsque les terrains étaient mitoyens à de vastes espaces naturels, comme ici le massif de Marseilleveyre, les propriétaires délimitaient leurs terres de cette manière, afin d’éviter tout conflit. Notamment en période de chasse pour s’approprier cailles, grives, perdrix rouges, faisans et autre gibier, aujourd’hui (quasiment) disparu.

11Belle vue depuis les hauteurs
Après avoir traversé le plateau, il faut prendre le temps de se retourner pour admirer la vue sur le port de plaisance de la Pointe-Rouge, la rade sud et les îles du château d’if et l’archipel du Frioul.

12Croisement
Ce croisement matérialisé par une croix en relief et 4 couleurs différentes sur un gros rocher du sentier est un rappel pour vous dire qu’il il faut rester sur le sentier rouge qui vous conduira jusqu'au sommet de Marseilleveyre.

13Sentier rouge
Le sentier continue à bien grimper en direction du sommet.

14Jonction du sentier rouge et du sentier jaune
L'itinéraire continue à grimper sur les roches calcaires.

15Plaque commémorative dédiée aux excursionnistes morts au combat
Cette plaque a été scellée ici très peu de temps après la première Guerre Mondiale. Pour honorer la mémoire de tous les hommes tombés pour la France, le droit et la liberté. A l’époque, quasi chaque famille perdit l’un des siens dans les tragiques combats en Lorraine. C’est la raison pour laquelle l’association décida ensuite, en 1920, de construire un monument au Col de Bertagne, le point culminant de tout le département des Bouches-du-Rhône, puisqu’il s’élève à 1042 mètres d’altitude. Et donc visible de nombreux endroits. Le Pic de Bertagne se situe à proximité immédiate de la limite avec le département du Var, et domine la commune de Gémenos, haut lieu de promenade et de randonnée connu pour la vallée de Saint-Pons.
16Inscription Xavier Dechaux
Ici, on trouve un poème gravé par un certain Xavier Déchaux. L'association les Calancoeurs, qui regroupe des amoureux du massif des Calanques, œuvre pour promouvoir la connaissance de l’histoire, du patrimoine et des traditions des Calanques de Marseille. Le destin de Xavier Déchaux en fait partie. A la fin du XIXème siècle, ce tailleur de pierre, aimait parcourir les Calanques et prit l’habitude de graver son nom et une date, en divers endroits du massif. En plus du poème de Marseilleveyre, les Calancoeurs ont retrouvé huit cartouches gravées, dissimulées dans les Calanques. La vie de Xavier Dechaux fut marquée par le décès de son épouse et de ses sept enfants, ce qui le poussa au suicide à l’âge de 44 ans, en 1868.
Aujourd’hui le texte gravé en lettres majuscules est quasi illisible, mais voici sa retranscription. Un grand merci à l’association les Calancoeurs pour son travail de découverte, nettoyage, déchiffrage et partage du contenu du poème :
Du haut de ce sommet
Des habitants de l’antique Phocée
Guides par la providence
De ce Golfe connurent l’importance
L’honneur sagesse prudence
Voilà leurs semences
12 août 1867 X. Dechaux
17Ruines ancienne vigie
Il s’agit d’un ancien poste de veille dont les fondations datent du XIVème siècle pour veiller sur Marseille et anticiper toutes invasions. L’emplacement stratégique est complètement logique, puisque nous sommes au sommet de Marseilleveyre, qui culmine à 432 mètres et que depuis ici, on bénéficie d’une vue panoramique à 360 degrés. La vigie a été en activité jusqu’en 1814. Le sémaphore de Callelongue la remplace en 1864. Ensuite elle a servi de refuge au Club Alpin Français.

18Plaque commémorative dédiée à Paul Ruat
Elle rend hommage à l’homme qui inventa l’association des excursionnistes. Il est aussi à l’origine de la fondation du syndicat d’initiative de Marseille en 1902. Paul Ruat, toute sa vie, était animé par la passion de la randonnée et nous lui devons de nombreuses publications et guides touristiques. Ces ouvrages étaient destinés à promouvoir des circuits de randonnée, accompagnés d’informations utiles pour permettre aux marcheurs et futurs excursionnistes, d’accéder aux sites à découvrir.

19La croix de Marseilleveyre
Le sommet de Marseilleveyre, comme d’autres en Provence (le Mont Puget, le Garlaban, La croix des Glacières à la Sainte-Baume...) est marqué d’une croix sommitale. Cette pratique est répandue dans le monde depuis le XIIIème siècle. Ici, elle rappelle le souvenir d’une mission effectuée par les paroissiens issus du quartier de Montredon en 1896, situé en contre-bas. La croix se renversa à plusieurs reprises. Son dernier remplacement date de 2002 et sa taille, aujourd’hui, est plus modeste qu’à l’origine. Pour continuer la randonnée, il faut suivre maintenant le marquage en bleu, pour descendre vers le pas de la cabre.
20Virage en épingle sur le sentier bleu
A hauteur du cairn on bénéficie d'une très belle vue panoramique sur la grande bleue et toutes les îles marseillaises.

21Vue sur le quartier de Montredon
Et au premier plan, au milieu des habitations, on aperçoit un aqueduc qui permet d'acheminer les eaux du canal de Marseille.

22Le col des chèvres
Le col des chèvres est un carrefour stratégique situé à 312 mètres d’altitude, qui permet d’emprunter des sentiers balisés, orientés vers les quatre points cardinaux. D’ici on peut aussi bien rejoindre la Campagne Pastré, la Madrague de Montredon et les calanques de Samena, Les Goudes ou Callelongue.
Le nom rend hommage à un animal, dont l’élevage fut pratiqué dans le massif jusqu’au milieu du XIXème siècle. La chèvre, tout comme le mouton offraient du lait, de la viande et de la laine et étaient des bêtes adaptées aux pâturages pauvres en eau des Calanques, à l’inverse des troupeaux de bovins. A partir d’ici il faut suivre le marquage de couleur jaune.
23Point du vue
Ici le sentier est en épingle à cheveux et offre, en partant de la gauche, une sublime vue sur le pas de la demi-lune, le rocher des Goudes, les villages de Callelongue et des Goudes, le Cap Croisette, les Pharillons, et les îles Maïre et Tiboulen de Maïre.

24Col Moutte
C’est au croisement au Col Moutte qui se situe à 260 mètres d’altitude, que le sentier jaune rencontre le sentier marron qui permet de monter vers le sommet de Béouveyre. Mais pour le moment, il faut toujours suivre les marques de couleur jaune. Le sentier remonte légèrement en direction du Pic de la Famille.

25Pic de la Famille
Après avoir participé à la création de la Société des Excursionnistes Marseillais, dont il a été le tout premier président, Dominique Piazza fonde en 1912 une autre association de randonnée, similaire, intitulée “la Famille”. Celle-ci organisa aussi de nombreuses actions sociales en faveur d’anciens soldats, des réfugiés, des orphelins et des personnes dans le besoin suite aux conséquences de la première guerre mondiale. Les associations de randonnée avaient pour coutume de nommer un site naturel, un abri, un sommet. C’est ainsi que ce pic en bordure de sentier qui s’élève à 280 mètres fut nommé d’après cette nouvelle association.

26Pointe Piazza
En toute logique, cette pointe qui culmine à 224 mètres rend hommage à Dominique Piazza que nous venons d’évoquer. Un autre point intéressant dans la biographie de ce monsieur, c’est qu’il est l’inventeur d’un objet qui a plus de 131 ans et que de nombreuses personnes collectionnent. Il s’agit de la carte postale photographique. Malheureusement il ne déposa pas de brevet et des éditeurs s’approprièrent son procédé.
27Bifurcation à droite vers le sentier 1a
Après avoir admiré la Pointe Piazza, il est temps de quitter le sentier jaune et de descendre sur la droite en direction du sentier noir en pointillé 1a qui permet de rejoindre le GR 51 – GR 98.
28Jonction avec le GR 51 – GR 98
Ici nous avons atteint le sentier du président, dédié à Antoine Pellicié, qui prit la tête des Excursionnistes Marseillais en 1911, à la suite de Dominique Piazza. Il a occupé la fonction jusqu’en 1940 durant presque 30 ans. Il a dévoué sa vie à l’association, qui lui doit beaucoup.
Il faut compter encore une vingtaine de minutes de marche avant d’atteindre le dernier point d’intérêt et d’arriver à la fin de ce parcours de randonnée.
29Jonction entre GR, sentier bleu et sentier marron
On entame la dernière descente en direction des quartiers de Samena et la Madrague de Montredon.

30Bifurcation à droite
Prendre à droite pour rejoindre l'entrée du parc Adrienne Delavigne.

31Parc Adrienne Delavigne
Ce parc appartient aujourd’hui au domaine départemental. Autrefois c’était une carrière qui a été remblayée peu avant 1980. Le parc est prisé des promeneurs et par des sportifs pour y accomplir des pratiques variées. Il possède également un boulodrome doté d’une fontaine d’eau potable et des espaces ombragés pour accueillir des pique-niques. Il est situé à proximité d’un arrêt de bus pour emprunter la ligne 19 qui permet de retourner vers le centre-ville.
32Entrée du Parc Adrienne Delavigne
