Randonnée au Frioul sur l'île de Pomègues

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Le point de départ de cette randonnée se situe au bout de la digue Berry. L'accès se fait avec un bateau, depuis le quai de la Fraternité au Vieux-Port de Marseille., 13007 Marseille 7ème

Description

L'archipel du Frioul est composé de plusieurs îles et îlots. Cette randonnée permet de découvrir la plus grande, l'île de Pomègues.
La distance aller est de 2.6 km. Comme on emprunte le même sentier pour le retour, la distance totale comptabilise 5.2 km. En partant depuis le bout de la digue du Berry, on suit un large sentier qui vous emmène jusqu'à point qui domine la pointe de Caveaux, le bout de l'île. Durant le trajet vous aurez de nombreux points de vue sur différents monuments et vestiges militaires : le fort de Pomègues, l'ancien port qui abrite aujourd'hui une ferme aquacole, le sémaphore, des calanques, et l'impressionnante batterie de Caveaux.

Les îles du Frioul ne sont pas du tout boisées. Emportez absolument de quoi vous protéger du soleil (crème et chapeau) et suffisamment d'eau potable pour tous les marcheurs (chien y compris). Aucune fontaine ou source d'eau.

Prestations

Animaux acceptés

Clientèles acceptées

  • Spécial famille avec enfants
  • Niveau bleu - Modéré
  • Adapté aux débutants

Toute l'année.

Sous réserve de conditions météo favorables.

Environnement

  • Arrêt de transport en commun à moins de 500 m
  • Port de plaisance à moins de 500 m
  • Plage à moins de 300 m
  • Vue mer
  • Embarcadère à moins de 500 m
  • Vue panoramique
  • Littoral

Points d'intérêt

Points d'intérêt

1La Chapelle de Port Frioul

C’est une chapelle chrétienne qui a été construite au XIXème siècle, par Michel Robert Penchaud. Un architecte qui est aussi le réalisateur de l’hôpital Caroline, édifice majeur sur l’île Ratonneau. Elle ressemble à un temple antique qui rend hommage aux 2600 ans d’histoire de la ville de Marseille. Ouverte vers le port actuel, qu’elle domine, la chapelle permettait aux équipages des navires mis en quarantaine de suivre les offices religieux, sans mettre un pied à terre.

2Borne à livres en forme de Rhinocéros © Magali Louis

C’est l’association Art Book Collectif, ABC qui est à l’origine de plusieurs bornes pour permettre aux habitants et aux visiteurs de s’échanger des livres. Ici la forme est celle d’un rhinocéros, dont un spécimen avait débarqué sur l’île du château d’If en 1516. L’animal était un cadeau du roi du Portugal, Emmanuel le Magnifique, pour le Pape Léon X. C’était la première fois qu’une telle bête sauvage arrivait à Marseille et en Europe. L’œuvre est celle de la sculptrice et ferronnière Magali Louis, créée en inox marin, pour résister à l’air marin du Frioul, et elle est présente sur l’île depuis 2011.

3La digue de Berry

En 1820 une épidémie de fièvre jaune sévit en Espagne. A l’époque, le souvenir des ravages de la peste à Marseille 100 ans plus tôt était encore très présent. Face à de telles épidémies, le port antique de quarantaine, qui se trouvait sur l’île de Pomègues, dans une petite anse naturelle, n’offrait plus une protection suffisante. Il est donc décidé de construire une digue pour relier les îles de Pomègues et de Ratonneau en 1822 afin de créer un espace plus grand pour stocker les navires étrangers.

Quelques chiffres :
Le chantier employa 600 ouvriers, 2 ponts à bascule, d’innombrables charrettes, chevaux et embarcations pour transporter plus de 515 000 tonnes de roches nécessaires à combler le détroit entre les deux îles.

Longueur : 315 mètres ; Largeur moyenne 92 mètres à la base et 33 mètres au-dessus de la mer ; Son élévation est de 7 mètres au-dessus de l’eau. Côté Pomègues on comptabilise 56 bornes d’amarrage cylindriques.

4Calanque du Cap Frioul

Plusieurs explications cohabitent pour tenter d’expliquer l’utilité de ce mur :

Il pouvait servir à retenir la terre et protéger la végétation du fort mistral. Et permettre ainsi aux plantes de pousser un peu à l’abri.

Autre supposition : Il aurait été érigé par les militaires pour empêcher un débarquement dans la calanque

5Port de Pomègues, ancienne capitainerie

Le port de Pomègues était jusqu’à la construction de la digue de Berry, l’espace naturel abrité, qui servait pour l’accueil des navires. C’est ici qu’ils devaient mouiller pour effectuer un délai de quarantaine. Il est dominé par la tour du Pomèguet. Aujourd’hui cette calanque accueille une ferme aquacole et elle est aussi un lieu de mouillage prisé par les plaisanciers marseillais.

6Tour de Pomèguet

Cette tour a été construite entre 1859 et 1860. Il s’agit d’un poste de garde qui date du XIXème siècle. Depuis la tour, les militaires pouvaient contrôler la route entre l’anse de Pomègues, qui abritait le port de quarantaine, et le fort de Pomègues. De ce point élevé, il était facile aussi d’assurer une surveillance des nombreuses criques et calanques situées dans la même zone. D’aspect médiéval, la tour est protégée des tirs d’artillerie par un fossé et un rempart. Elle pouvait loger 40 hommes en simultané. Il était prévu d’en construire plus de 300 le long des frontières françaises, mais le développement de l’artillerie rayée a stoppé le projet en 1862. Devenue inutile, la tour a été abandonnée, mais elle est restée dans un parfait état de conservation. Elle ne se visite pas.

7Calanque de l’Huile

L’explication du nom de cette calanque a un lien avec l’expression “une mer d’huile”. Quand les marins utilisent cette métaphore pour qualifier le plan d’eau, c’est pour dire que la mer est très calme, sans vague. Cette calanque est donc un excellent abri pour s’arrêter en bateau, même les jours de vent.

8Sentier des lys de sable

Si vous vous engagez sur ce sentier, vous allez pouvoir admirer une plante fragile dont l’espèce se rarifie. Malheureusement elle est victime de la cueillette et du piétinement des visiteurs. Le lys de sable ou lys de mer est une des rares plantes qui pousse et fleurit l’été sur l’archipel du Frioul, pourtant réputé pour son aridité. Ses signes distinctifs sont ses sublimes fleurs blanches, très parfumées.

9Sentier des astragales

Ce sentier permet de découvrir une plante qui porte le surnom de “coussin de belle-mère”. Elle pousse généralement en forme circulaire et elle est un modèle d’adaptation. Elle résiste au fort vent comme le mistral qui souffle régulièrement à Marseille, aux embruns salés et à l’aridité du climat. Elle fleurit au printemps. L’été elle perd la partie verte de ses feuilles pour s’économiser le plus possible face aux puissants rayons du soleil, et se transforme en un buisson tout épineux. L’astragale pousse seulement à Marseille et c’est pourquoi son enjeu de conservation est très important.

10Vue sur la ferme aquacole

La ferme aquacole “Provence Aquaculture” est installée dans la calanque de l’ancien port de quarantaine depuis 1989. On y élève des loups (bars) bio.

11Point d’observation allemand (au bout d’un chemin en zig zag)

Il s’agit d’une tranchée construite par l’occupant allemand durant la seconde guerre mondiale pour accéder à un point d’observation, discret, qui domine la calanque de l’ancien port de quarantaine. La construction en zig-zag permet de protéger le soldat d’un éventuel tir, qui, si la tranchée était en ligne droite, pourrait se propager depuis le bas de la tranchée et le toucher. Les angles successifs du chemin d’accès servent de protection.

12Sémaphore de Pomègues

Un sémaphore c’est une vigie qui permettait de prévenir les invasions et signaler l’arrivée des navires. C’est au XIXème siècle sur ordre de Napoléon III qu’un véritable réseau de sémaphores est mis en place le long de la côte. Ce sémaphore a été construit entre 1906 et 1908 et il domine toute la rade de Marseille. Il permettait une surveillance civile et militaire. Lorsqu’il était en activité, son personnel, des guetteurs spécialisés, dépendait de la Marine Nationale. Auparavant, le sémaphore se situait au bout de l’ile de Pomègues, au cœur de la batterie de Cavaux. Il a été désarmé en 2000 et aujourd’hui il abrite une association régionale, le CEN : Conservatoire d’Espaces Naturels de PACA.

13Batterie allemande du Cap Caveaux

A partir du XIXe siècle, l’utilisation systématique du canon rayé dans des conflits armés, a incontestablement transformé le plateau de Caveaux. Cet espace situé au bout de l’île se transforme ainsi en une position stratégique incontournable de l’archipel.

Explication du canon rayé : C’est une arme dont l’intérieur du canon est rainuré. Ces rainures font tourner l’obus sur lui-même, autour de son axe longitudinal et cette rotation lui offre une meilleure stabilité aérodynamique et une précision plus nette du tir.

A partir de 1878 le génie français y construit une batterie de trois canons puis ils sont complétés par trois batteries.

14Béton armé français de qualité médiocre

A cet endroit on est face à des constructions françaises qui datent de 1910 et dont le béton a mal vieilli. Il se désagrège progressivement et prend l’aspect de couches, comme un mille feuilles.

15Sellette d’un canon allemand explosé

C’est à la suite d'une explosion que le socle du canon a été déplacé et projeté à cet endroit. Cela laisse imaginer la puissance de la déflagration.

16Nid de goéland sur le sentier

A Marseille et particulièrement ici sur les îles du Frioul on trouve surtout des gabians, comprenez le goéland leucophée, grand et robuste oiseau marin qui vit sur la côte. Il est facilement reconnaissable par ses pattes et son bec jaune, marqué d’un point rouge. Son poids atteint le kilo et l’envergure de ses ailes peut atteindre plus d’un mètre cinquante.

Les îles de Marseille accueillent plus de 20 000 couples ce qui en fait la première colonie de France. Entre mars et juillet, les femelles pondent plusieurs œufs dans des nids posés à même le sol. Souvent d’ailleurs à proximité immédiate des sentiers. Il faut marcher avec un regard avisé pour trouver les œufs, puis plus tard dans la saison, les poussins. Tous deux sont mouchetés et se confondent facilement avec la végétation et les roches calcaires. La batterie de Caveaux est leur royaume. Alors soyez prudents, car les oiseaux parents sont capables de survols d’intimidation virulents pour chasser le randonneur mal engagé.

Le goéland leucophée est un prédateur opportuniste à l’attitude d’un véritable charognard. Il mange de tout et les anciennes décharges d’ordures ménagères à ciel ouvert étaient responsables de sa prolifération excessive. Cela a même déséquilibré la biodiversité des îles. Pour contenir son développement, des associations mènent donc régulièrement des opérations de stérilisation des œufs pondus, plus efficaces que la destruction ou la confiscation. L’oiseau n’est pas dupe et si les œufs sont détruits, il procède à des pontes de remplacement. La technique consiste à vaporiser une huile végétale sur la coquille afin d’obturer ses pores et bloquer l’incubation. Les parents goélands continuent ainsi à couver leurs œufs mais sans résultat.

17Olivier morphosé

Morphosé cela veut dire acclimaté. Les îles du Frioul sont particulièrement exposées aux deux vents dominants. Le mistral qui souffle du nord, nord-ouest qui apporte toujours le beau temps ; et le vent d’est et sud-est qui lui amène la pluie. Cet olivier est un bel exemple pour illustrer comment la végétation est capable de s’adapter à la rudesse des éléments et ici, du vent. Il rampe le long de la paroi rocheuse, derrière laquelle il s’abrite. Ses branches ont poussé dans le sens du vent du sud-est.

18Calanque des Cambrettes

Quand sur votre gauche vous verrez lovée contre la falaise une petite maisonnette en ruine et qui servait autrefois aux soldats en charge du projecteur de la Pointe de Caveaux, vous dominez la Calanque des Cambrettes. Son nom renvoie à l’image de “petites chambres”, cambreto en provençal.

Entre les mois d’avril et juillet ne tentez pas de descendre le petit sentier très pentu en direction de la mer. L’attaque des goélands, qui nichent de partout, est redoutable.

En revanche, pour les plaisanciers et les plongeurs disposant d’une petite embarcation, cette crique à l’eau transparente et turquoise, est un excellent abri par jour de mistral qui permet d’admirer la faune sous-marine.

19Vue sur la Pointe Marlet (île)

Au Cap Caveaux, un rocher se détache et semble vouloir prendre le large. Il s’agit de la pointe Marlet qui est rattachée à l’île de Pomègues par une mince passerelle de roche, souvent submergée par les vagues.

Mis à jour le 20 octobre 2025 à 16:37
par Office de Tourisme des Loisirs et des Congrès de Marseille
(Identifiant de l'offre : 6092794)
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