



















1La Canebière
La Canebière est une artère mythique et historique, devenue piétonne et qui vit aujourd'hui sur un tout autre tempo. Prenez le temps de flâner et de redécouvrir les façades majestueuses, qui au XIXe siècle, lors de ses heures de gloire, abritait de grands hôtels et les plus beaux cafés de la ville.

2Le Palais de la Bourse
Premier édifice élevé sous le Second Empire de 1852 à 1854, il lance la grande vague de construction des édifices publics à Marseille. Inauguré par Napoléon III en 1860, le Palais de la Bourse abrite la Chambre de Commerce et d’Industrie. Entrez pour admirer le grand hall de marbre et l’élégante colonnade.

3Rue Saint-Ferréol
La rue Saint-Ferréol est la rue piétonne de Marseille où vous retrouverez toutes les grandes enseignes de la mode française et internationale. Cette rue relie la Canebière à la Préfecture.
D’une longueur totale de 550 mètres, son ouverture date de la fin du XVIIe siècle. Durant la Révolution la rue fut baptisée “rue du niveau”. Peu probable que cette dénomination ait un lien avec le symbole de l’égalité. Mais en revanche, c’est une des rares rues de la ville qui ne présente pas d’inclinaison et se trouve être quasi plate.
Dès le XVIIIe siècle, c’est une des plus belles rues de la ville, réputée pour ses commerces de luxe, ses banques et dans les années 1920, ses cinémas. Depuis 1989 la rue St-Fé, comme on la surnomme à Marseille, est devenu un espace dédié aux piétons, une grande nouveauté à l’époque.

4Rue de Rome
La rue de Rome est une rue commerçante dédiée plus à la mode "sportswear". Elle fait partie d'un très long axe nord-sud qui relie la place de l'Arc de Triomphe, la "porte d'Aix" pour les marseillais à l'Obélisque à Mazargues, sur une longueur totale de 6.2 kilomètres.
Sur votre gauche A cette intersection vous découvrez la rue Méolan, très connue pour l'herboristerie du Père Blaize.
5Herboristerie du Père Blaize
L’histoire de cette boutique débute au début du XIXe siècle, au cœur des Alpes, dans la vallée des Ecrins. C’est de là qu’est originaire la famille de Toussaint Blaize. Il y développe ses talents de guérisseur par les plantes et sa renommée grandissante le conduit de plus en plus régulièrement à Marseille, à dos de mulet, pour vendre ses récoltes. En 1815 il épouse une Marseillaise et la même année il achète une petite échoppe rue Méolan. La boutique n’a donc jamais quitté son emplacement d’origine. Ses descendants disent de lui que c’était le “Gandhi de l’époque”. Jusqu’à sa mort à 92 ans en 1882, il a consacré sa vie aux autres pour leur venir en aide et les soigner par les plantes. L’adage de la famille Blaize-Bonnabel est : “le médecin soigne, la nature guérit”. La boutique est une digne représentatrice des commerces marseillais de tradition.

6La rue Grignan et le musée Cantini
Le nom de la rue vient du vaste hôtel particulier, ceinturé par la Rue Saint-Ferréol, la rue Grignan et la Rue Montgrand qui appartenait au comte de Grignan.
Cet homme avait épousé une femme à la beauté sans pareil : Françoise, la fille de la marquise de Sévigné. C’est elle, la fameuse destinatrice des nombreuses lettres publiées par sa mère. A travers cette correspondance, on découvre tous les évènements marquants qui se sont déroulés à Paris au XVIIème siècle.
Au XVIIIe siècle c’est un riche négociant, Jean Payan, qui prend possession de la demeure, mais il meurt guillotiné en 1794.
Durant tout le XIXe siècle Marseille se transforme, la ville s’agrandit et s’étend vers le sud. De grands chantiers sont entrepris. En 1825, l’emplacement de l’ancien hôtel particulier du comte de Grignan est loti et sur l’une des parcelles est construit un temple protestant, situé aujourd’hui au numéro 15 de la rue.
Aujourd’hui, la rue Grignan (tout comme la rue Montgrand), abrite des enseignes de luxe. Les immeubles sont tous d’anciens hôtels particuliers qui ont hébergé des notables marseillais et parfois des personnages historiques, de passage à Marseille.
7Musée Cantini
Le musée Cantini est un hôtel particulier construit en 1694. Au début il appartenait à une compagnie spécialisée dans l’exploitation et le négoce du corail, le long des côtes de l’Algérie. Puis c’est la famille de notables, les Montgrand qui l’acquiert avec de nombreuses dépendances (jardin, jardin zoologique privé et écuries). Le dernier propriétaire renommé est le marbrier et artiste sculpteur Jules Cantini. Il décède en 1916, à 90 ans et lègue une grande partie de ses collections et de sa fortune à la ville de Marseille. Dont le bâtiment qui abrite aujourd’hui le musée Cantini, musée d’art moderne. Depuis son inauguration, ce lieu donne accès à l’une des plus belles collections d’œuvres françaises réalisées entre 1900 et 1960. Chaque année, il accueille aussi des expositions temporaires remarquables.

8Préfecture
L’hôtel monumental de la Préfecture est un bâtiment construit durant le second Empire, de la forme d’un quadrilatère. Les appartements privés du préfet sont logés dans l’aile de gauche, entourée de part et d’autre d’un jardin (côté rue de Rome) et d’une cour (au centre). En 1800, le tout premier préfet était Charles Delacroix, père du célèbre peintre Eugène qui a donc grandi quelques années à Marseille.
C’est en novembre 1826 que les jardins privés de la préfecture hébergent une future star, la girafe Zarafa, un cadeau royal à l’attention de Charles X. L’animal a d’abord voyagé en bateau depuis l’Egypte pour arriver à Marseille. Habituée au climat africain, elle passe l’hiver en ville pour s’acclimater. Tous les jours, elle est promenée en laisse, dans les rues, sous les yeux ébahis des habitants. Le préfet de l’époque, Christophe Villeneuve-Bargemont organise de nombreuses réceptions qui se clôturent par une visite de l’écurie de Zarafa. Le clou de la soirée ! En avril 1827, escortée par deux vaches et d’une véritable cour, elle parcourt à pied les 880 kilomètres, pour rejoindre Paris. Ce voyage à travers la France déclenche une “girafomania”, puisque c’est la toute première fois qu’un tel animal se trouve sur le territoire national. Elle vivra paisiblement jusqu’en 1845. Elle est naturalisée et aujourd’hui on peut admirer Zarafa au musée d’histoire naturelle de la Rochelle !
Pour connaître l’histoire détaillée de la construction de cet édifice il faut lire la description complète, en cliquant sur la photo.
9Quartier des Antiquaires
Une arche en fer forgé en bas de la rue Edmond Rostand indique l'entrée de ce quartier, qui depuis les années 50 concentre brocanteurs, galeries d'art, bouquinistes, décorateurs, encadreurs, ébénistes, des boutiques de mode et des restaurants. Quatre fois par an, l’association Rostand, organise les journées de brocante et d’antiquités qui sont de renommée nationale.

10Place Estrangin-Pastré
Au croisement du boulevard Paul Peytral, de la rue Paradis et du cours Pierre Puget on se retrouve face à une fontaine qui trône au centre de la place Estrangin-Pastré. Elle date de 1890 et représente les quatre continents. Indéniablement, elle souligne la vocation maritime de Marseille. Offerte par Jean Alexis Estrangin, un riche négociant marseillais, elle est entourée de deux grands monuments emblématiques de la puissance commerciale de la ville : la Banque de France et la Caisse d'Epargne.
Le bâtiment de la Banque de France est de nature sobre, néanmoins en façade on admire une belle horloge.
La Caisse d’Epargne bénéficie elle, d’une architecture plus décorée. Au-dessus des trois grandes portes d’entrée, il y a quatre médaillons en bas-relief qui représentent un navire à voiles, symbole des échanges et du commerce, et les visages de divinités grecques et romaines : Thétis déesse marine, Mercure protecteur des voyageurs et du commerce, et Cérès déesse de l’agriculture. A l’angle du bâtiment (du côté du Cours Pierre Puget), le sculpteur Auguste Carli a réalisé une œuvre représentant l’épargne : au centre, une femme tient un livret à la main. A sa gauche, des forgerons lui confient leurs économies, tandis qu’à sa droite est assis, paisiblement, un couple âgé.
