Description
Le Collectif Kahraba avec la Saison Méditerranée 2026 : spectacle, ateliers, création, marionnette, poésie.
Le Collectif Kahraba invite artistes et habitant·es complices à partager une semaine d’aventure collective en écho au festival qu’ils ont créé au Liban : Nous, la lune et les voisins - Nehna wel Amar wel Jiran. Spectacles, ateliers, créations partagées, déambulation dans le quartier… À Beyrouth comme à Marseille, ce festival se fabrique avec les voisins ! Une conversation multiple reliée par le fil de la poésie palestinienne.
Samedi 10 octobre à 14h
Réunion avec les artistes, ouverte à toutes les personnes souhaitant s’impliquer dans le festival, ateliers de création, organisation, cuisine…
Samedi 10 octobre à 19h - Shabaab - Samar Haddad King
Comment grandir, aimer et rêver sous occupation ?
Avec sa nouvelle création, Shabaab, la metteuse en scène et chorégraphe Samar Haddad King raconte l’amitié profonde entre deux hommes, Mohamed et Mahmoud, deux amis palestiniens liés depuis l’enfance. Ensemble, ils rejouent leurs souvenirs, leurs éclats de rire, leurs désirs d’avenir, mais aussi les silences et les renoncements imposés par la violence coloniale.
Sur scène, une marionnette troublante créée par Sipho Ngxola devient le support de l’incarnation de leurs doubles. Elle ouvre des passages vers le passé, les futurs imaginés, les vies qui auraient pu exister et les secrets. Entre danse, théâtre et manipulation, Shabaab - « jeunesse » en arabe - fait surgir une mémoire intime où l’amitié devient un espace de survie, de tendresse et de résistance
Concept, texte et mise en scène Samar Haddad King/ Yaa samar! Dance Theater
Chorégraphie Samar Haddad King en collaboration avec Yousef Sbieh et Mohamad Smahneh
Interprètes Yousef Sbieh et Mohamad Smahneh
Mardi 13 octobre à 19h - Chaussons aux tomates - Fatayer bi banadoura
Hiba Najem
Cuisinons ensemble un plat traditionnel libanais pour guérir de tous les chagrins.
« Je trouve dans les détails de tous les jours un côté esthétique, il y a une dimension théâtrale dans l’acte de cuisiner et de manger. » L’artiste libanaise Hiba Najem aime partager des histoires autour de la nourriture et cuisiner. Alors, pour cette performance culinaire, elle nous emmène du côté du village de sa mère, Beit Chabeb, où les femmes se regroupaient autour de farce et de pâte pour confectionner des petits chaussons aux tomates. Tout en cuisinant devant nous ce plat rural oublié, elle raconte les histoires de ces femmes : amour toxique, sexualité, relation à la vie, à la mort… Entre le lever de la pâte, la préparation de la farce, la confection des chaussons (à laquelle nous participons toutes et tous !) et leur enfournement, voici un pur moment de transmission, de savoir-faire et d’histoires ancestrales… On dit que ces petites spécialités guérissent de tous les chagrins. Bonne dégustation (à la fin du spectacle) !
Texte, conception, mise en scène et performance Hiba Najem.
Mardi 13 octobre à 20h - Drill baby drill
Khouloud Yassine
La danse se déploie en un flux continu de transformations
Figure majeure de la « nouvelle » scène libanaise, Khouloud Yassine mène une recherche chorégraphique qui interroge la performativité du genre et l’impact de l’hypermasculinité sur la représentation du corps féminin et son objectification.
Dans Drill Baby Drill, qui fut l’un des slogans de campagne de Donald Trump, elle explore la froide brutalité d’un monde dominé par des codes de pouvoir militarisés, sexuels et sportifs, et la manière dont ces modèles structurent notre imaginaire. Sur scène, la danse se déploie en un flux continu de transformations où gestes précis, postures, regards, figures hybrides et rythmes soutenus révèlent l’influence des codes de virilité et les poussent parfois jusqu’au grotesque. L’accumulation et la superposition des mouvements traduisent la saturation, reflet de notre réalité envahie d’images.
Chorégraphie, mise en scène et interprétation Khouloud Yassine
Jeudi 15 octobre à 19h - Je dis tant de choses
Mayya Sanbar, Elias Sanbar
Une soirée de lecture de poèmes, de contes et de réflexions sur les écrits célèbres de Mahmoud Darwich.
Mahmoud Darwich (1941-2008) est l’un des grands poètes arabes, connu pour ses poèmes sur sa terre natale, la notion d’appartenance et l’exil. Dans Je dis tant de choses, il s’interroge sur l’aspect magique de la terre et le droit de retour.
Elias Sanbar est écrivain, historien, cofondateur et ancien rédacteur en chef de la Revue d’études palestiniennes, ainsi qu’ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO. Avec l’actrice Mayya Sanbar, sa fille, iels nous invitent à une soirée de lecture de poèmes, de contes et de réflexions sur les écrits célèbres de Mahmoud Darwich, qu’Elias a lui-même traduits de l’arabe au français. Je dis tant de choses se présente comme un dialogue sur la mémoire, le territoire et la situation en Palestine – entre la voix du poète, celle d’un père, celle d’une fille et celle(s) du public.
Traduction Elias Sanbar
Interprètes Elias Sanbar & Mayya Sanbar
Samedi 17 octobre à 17h - Promenade poétique avec le collectif Kharaba
au théâtre de Lenche
Promenade poétique investissant le quartier du Panier, conçue par le Collectif Kahraba, les artistes du festival, les habitant.es complices et les participant.es aux ateliers de création.
Dimanche 18 octobre à 12h - Clôture du festival
Avec Salwa Jaradat et Zeid Hamdan
Après une semaine d’ateliers, artistes et habitant.es vous invitent à un moment de partage artistique et culinaire avant de finir en beauté avec le duo libanais et palestinien formé par Salwa Jaradat et Zeid Hamdan.
Avec Salwa Jaradat et Zeid Hamdan
