Description
Rêve encore est une traversée intime dans les paysages de l’enfance et de la mémoire. C'est une injonction à prendre soin de ses souvenirs pour accueillir le futur avec sérénité.
Il faut s'autoriser à rêver comme un enfant assuré que tout est toujours possible.
L'affiche représente Marseille telle que j'ai pu l'imaginer petit, fixant depuis le rivage mon bout du monde inaccessible. Je cherche à recréer la sensation d’un souvenir apaisé, bercé par une douce mélancolie. Ces images ne cherchent pas seulement à restituer des lieux ou des instants : elles explorent ce que la mémoire en conserve, ce qu’elle transforme et ce qu’elle laisse doucement s’effacer pour n'en retenir que le meilleur. C'est aussi pour cette raison que j'ai choisi la double exposition lors de la prise de vue.
La mer devient alors un espace intérieur. Elle accueille les souvenirs et les apaise. Les repères se dissolvent parfois dans les reflets et les transparences, comme lorsque le temps transforme nos souvenirs en sensations pour se réconcilier avec le passé. Cette rencontre avec notre enfant intérieur nous ramène à nos propres rêves, à nos manques et à notre imaginaire, tout en nous invitant à regarder aujourd’hui ces paysages avec tendresse.
Rêve encore cherche ainsi un point d’équilibre entre le souvenir et le présent, entre la mélancolie et l’apaisement. Revenir sur ce qui nous a construit, accueillir ce qui demeure et laisser les souvenirs retrouver leur douceur.
Rêver encore, finalement, c’est peut-être accepter que certains souvenirs puissent continuer à vivre tout en laissant au futur la possibilité de tout devenir.
