Une matinée à la

Découverte du village de l'Estaque

Lorsqu’on découvre Marseille pour la première fois, il n’est pas rare (et même normal) de visiter les lieux dits “incontournables” qui se situent autour du centre-ville. Cependant, des endroits un peu plus éloignés et moins touristiques valent le détour  L’Estaque est un quartier souvent méconnu des marseillais eux-mêmes. Il ne s’agit pas seulement d’un port de pêche avec deux cabanons à chichis et panisses : son petit village fleuri recèle bien des secrets… 

Ma visite de l’Estaque

Il est samedi matin, 10h, lorsque j’arrive à l’Estaque. Marseillaise de naissance, je ne suis jamais venue ici, et j’ai hâte de découvrir cet endroit que je ne connais pas. J’ai souvent résumé ce quartier excentré de la Cité Phocéenne à un lieu  l’on se rend uniquement pour manger des chichis et des panisses. Mais la visite guidée de ce matin m’a complétement fait changer d’avis !  

Notre guide s’appelle JeanMarie : ou plutôt “le tchatcheur” de l’Estaque. Il ne se considère d’ailleurs pas comme un guide, mais comme un comédien qui raconte des histoires sur son quartier. Nous démarrons la balade à côté du syndicat d’initiative. JeanMarie prend le temps de nous faire rentrer dans l’histoire de ce village par la lecture de quelques vers poétiques. Nous empruntons alors un petit chemin qui nous conduit peu à peu sur les hauteurs.  

Et ses ruelles fleuries

Nous passons entre de magnifiques massifs de fleurs qui illuminent les rues et la météo (le soleil n’est pas là, c’est rare à Marseille)! Ce marseillais d’adoption nous commente les façades, le nom des rues, le lien entre le temps et l’espace : une visite guidée qui prend des allures de pièce de théâtre dont tous les participants sont des acteurs Les anecdotes sont nombreuses, drôles et parfois étonnantes (qui a déjà croisé le lion caché à l’Estaque ?).  

Arrivés sur l’esplanade de l’Eglise, la vue est incroyable ! D’un côté nous apercevons le début de la Côte Bleue, qui commence à l’Ouest de Marseille et s’étend jusqu’à Martigues avec une succession de jolies criques et plages de sable fin. De l’autre côté nous distinguons très facilement certains lieux que nous connaissons bien : à l’horizon, Notre-Dame de la Garde et la tour CMACGM sortent de terre et nous rappellent que nous sommes bien à Marseille.  

Plus nous marchons, plus nous apercevons la richesse de ce village de Marseille grâce à son histoire et je suis ravie d’en apprendre un peu plus sur l’Histoire de ma ville, de façon ludique et poétiqueCependant, une idée me trotte dans la tête depuis que je suis arrivée ce matin : je ne repartirai pas sans quelques panisses de l’Estaque pour l’apéro ! Je me rends alors à la fin de la visite à l’un des cabanons qui en propose. En plus, le soleil est de retour, que demander de plus  

Quand l’air est limpide on aperçoit de l’Estaque, la jetée grise de la Joliette, avec les fines mâtures des vaisseaux dans le port : puis, derrière, des façades se montrent au milieu des massifs d’arbres, la chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde blanchit sur une hauteur, en plein ciel.

Emile Zola
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