Balade colline de la Nerthe

Sur les hauteurs de l'Estaque

Entre l’étang de Berre et le bord de mer Estaquéen, nous voici dans les collines de la Nerthe, au-dessus de Marseille.

A l’Estaque : la Nerthe et ses curiosités

L’origine du nom 

Le hameau de la Nerthe tient son nom d’une plante “le myrte”, ou nerthe en provençal francisé. Ses baies sont appréciées pour leur goût proche de celui du genièvre et les feuilles de celui du romarin.

Accès aux collines de la Nerthe 

Même si l’accès en voiture est possible, en empruntant le chemin de la Nerthe qui s’étire sur 3 kilomètres, les espaces de stationnement sont rares, très isolés et non surveillés. Il est donc préférable d’emprunter le bus 36 qui dépose au terminus “la Nerthe” et de considérer ce début de parcours comme une bonne mise en jambes pour atteindre le point de départ de l’itinéraire de la balade.

Le parcours et ses points d’intérêts 

La chapelle de la Galline 

Erigée par Saint Lazare selon la légende, l’édifice actuel date du moyen âge. Remaniée au 17ème, agrandie au 18ème elle fut restaurée dans les années 80.
En 1430, une statue en bois coloré est placée dans la chapelle. Elle représente la Vierge Marie portant l’enfant Jésus bénissant et tenant une “galline” (une poule) de sa main gauche. C’est elle qui lui donne son nom. La chapelle contient des ex-voto, pour la plupart datés du 19ème siècle.  Tous font apparaitre la Vierge dans un coin supérieur du tableau.
Un pèlerinage populaire se perpétue chaque 8 septembre, jour de la naissance de Marie. Il se clôture par un pique-nique géant où la bonne humeur et la bienveillance règnent.

Le long du chemin de la Nerthe  

La chapelle est dominée par quelques pans de murs qui évoquent le château de la Nerthe construit à l’époque médiévale.
En avançant, on observe sur la droite, la dernière exploitation agricole du secteur dotée de plusieurs bâtiments : une porcherie, un poulailler, un potager, le logis ainsi qu’une aire de battage du blé.
En continuant sur le chemin principal on passe un mur anti-char construit en 1943 par les Allemands, pour protéger l’accès aux carrières toutes proches. Après une belle maison de maitre et son jardin, il faut débusquer dans la verdure des vestiges de deux piliers en ciment qui encadrent un passage. C’est l’entrée du Domaine de Cossimont. Empruntez la route goudronnée qui part sur la droite. Dépassez l’entrée principale des carrières Lafarge. A partir de là, vous marcherez encore environ 15 minutes pour rejoindre les ruines de Cossimont.

Le Saviez-vous ?

Pour les collectionneurs, il existe une pièce de la Monnaie de Paris illustrant la Chapelle de la Galline.

Vous la trouverez en vente à la boutique de l’Office du Tourisme !

Vestiges industriels de la Nerthe

Autour de vous, un paysage de garrigue et sur la gauche vous verrez sans doute une cheminée assez courte, en briques : il s’agit d’une des 24 cheminées de la ligne SNCF Avignon-Marseille dont le tunnel passe sous les collines de la Nerthe. Chaque cheminée recouvre en réalité un puits d’accès qui a permis le creusement du tunnel. Après une légère montée qui longe un champ d’oliviers et dans un virage, sur la gauche vous apercevrez les ruines du Domaine de Cossimont. Suivez un chemin qu’empruntent régulièrement les chèvres du Rove ! D’ailleurs, tout près des ruines, vous aurez la vue sur les terres d’un des derniers chevriers.

Le domaine de Cossimont

L’architecture en ruines est le témoin nostalgique de l’occupation ouvrière de ces collines. Les bâtiments actuels s’élèvent sur un immense domaine dont l’origine remonterait au 18ème siècle. Sous l’impulsion du Marquis de Marignane, un pavillon de chasse est construit. Il n’en reste aucune trace. Les aménagements datent du début du 20ème siècle, après le partage des biens de Pierre Sacoman, fabricant de tuiles, en 1902. Puis la Société Coloniale des Chaux et Ciments de Portland acquiert le site. Son directeur, André Lindenmeyer, s’y serait domicilié dès 1913 et le domaine aurait alimenté en fruits et légumes les ouvriers de la cimenterie. Il s’agit d’un exemple unique de grande exploitation agricole.

Les vacances des ouvriers

C’est au début des années 50 que M. Lindenmeyer rend les bâtiments accessibles à ses employés et un centre aéré verra le jour pour le plus grand plaisir des enfants des ouvriers. Pendant près de 25 ans, les petits estaquéens passeront des vacances inoubliables dans ce coin de paradis. Un bus-navette partait du bas du village et faisait plusieurs arrêts pour récupérer les enfants. C’était pour eux comme un grand voyage ! En 1980, le site n’est plus utilisé. La société Lafarge, propriétaire de l’ensemble du domaine ainsi que les installations de “La Coloniale” (usines, cimenteries, bâtiments administratifs disséminés dans le quartier des Riaux ) fait détruire la toiture à Cossimont, soumise à un impôt très élevé. Les premières destructions ont lieu … Puis l’abandon.

Les ruines parlent …

Les bâtiments du domaine s’étagent sur trois terrasses. On y retrouve les éléments d’une riche exploitation agricole : une allée de platanes, un grand champ, des vestiges de jardin, de verger. On distingue un long alignement constitué de bâtiments d’exploitation de grande dimension, des logements et un logis de maître. Devant celui-ci, la végétation marque l’existence d’un parc où l’on peut admirer des aménagements rocaillés qui ornent les restes du jardin : niche à chien, bordures de massif, une table et son banc.
Bien sûr, il faut de l’imagination pour tout voir ! Mais le domaine de Cossimont reste intact dans la mémoire collective des Estaquéens et constitue aujourd’hui une balade sur les traces des souvenirs d’enfance.

Connaissez-vous la brousse du Rove ?

Dépourvu de sel et extrêmement onctueux, il s’agit d’un fromage au lait cru de chèvre. La Brousse du Rove est présentée dans des petits cornets en plastique d’environ 12 centimètres. C’est un fromage frais, sans croûte. Les Marseillais consomment souvent la Brousse simplement avec du sucre. Elle se marie également très bien avec du miel, du sirop d’érable, certaines confitures ou encore des fruits frais tels que des fraises au printemps. Elle peut aussi être un allié de vos recettes salées telles que des omelettes et s’associe à merveille avec des artichauts ! Bon appétit !

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