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Les îles de la rade de Marseille

Formé aux temps préhistoriques par le progressif réchauffement terrestre et la montée des eaux qui s'en suivit, submergeant les vastes plaines au pied de l'actuel massif de Marseilleveyre, l'archipel de Riou propriété du Conservatoire du Littoral, inhabité, constitue un paradis pour les oiseaux marins et .... les plongeurs. Il offre une diversité de plongées unique au monde. L'histoire et la nature ont conjugué leurs efforts pour y accumuler de véritables trésors sous-marins.

En août 2003, son classement en « Réserve naturelle nationale » permet un renforcement de la protection juridique du site avec une réglementation adaptée. Ce classement constitue une reconnaissance nationale de la valeur du patrimoine naturel des îles de Marseille.
La création du Parc national des Calanques le 18 avril 2012 et le classement en son cœur de l’archipel de Riou ouvre un nouveau chapitre sur l’histoire de la protection des îles de l’archipel.

L'ïle de Riou
Inabordable du côté de la haute mer, c'est un véritable chaos de roches verticales, d'éboulements de ravins. Du coté du massif de Marseilleveyre, la côte se fait plus douce et offre plusieurs possibilités d'accès autorisés (voir carte). La calanque de Monasterio est la plus fréquentée. Près de la plage, des tamaris: seuls arbres existants sur l'île.
Du col de la culatte, qui culmine à 100 m, on jouit d'un somptueux panorama sur les calanques et la côte depuis la Camargue jusqu'à la Ciotat. Plusieurs sentiers permettent la découverte de cette île sauvage, aujourd'hui désertée par l'homme, mais qui fut occupée dès le néolithique ancien par des pêcheurs collecteurs de mollusques.
Sur les hauts de Riou existent les ruines d'une tour de guet, édifiée au XIIème siècle et qui servait de poste d'observation pour prévenir d'éventuelles attaques de barbares en liaison avec la vigie du sommet de Marseilleveyre.
A quelques encablures de Riou, deux îlots célèbres dans le monde entier auprès des passionnés d'archéologie sous-marine.

Plus d' informations : www.ilesdemarseille.fr/

Le petit et le grand Congloué
En 1952 la " Calypso " du Commandant Cousteau mouille au Grand Congloué. Ses plongeurs à l'issue de cinq campagnes de fouilles, auront mis en lumière l'épave romaine la plus célèbre du monde. On y découvre, outre une cargaison d'amphores de vin, 7000 pièces de vaisselle.
D'autres épaves, révélées plus tard, constituent un extraordinaire trésor englouti... Rien d'étonnant à ce que la recherche en archéologie sous-marine soit née à Marseille et que le siège national de cette discipline se soit implantée sur le Vieux Port dans la Tour St Jean.

L'île Jarre
Face au massif de Marseilleveyre, elle constitue avec ses voisins l'un des mouillages forains les plus importants de Méditerranée depuis plus de 20 siècles. C'est là qu'en 1720 fut incendié et coulé " le Grand Saint Antoine " navire qui venant de Smyrne, chargé d'étoffes précieuses, ramena la grande peste à Marseille. Elle constituait avec Pomègues et Ratonneau ses voisins de l'archipel du Frioul, le 3ème lieu de quarantaine pour les vaisseaux désirant aborder à Marseille.

L'île Maïre
Ponctuant l'extrémité sud de la rade, Maïre, face au cap Croisette, dresse vers le ciel ses arêtes de calcaire. Aujourd'hui interdite d'accès, elle fut pourtant occupée au néolithique comme l'ont révélé des fouilles en 1903. Vers 1920 des militaires et officiers de marine assuraient encore l'entretien d'un poste photo-électrique; et lors de la seconde guerre mondiale, l'armée allemande fera construire par les Italiens sur ce site privilégié des fortifications dont une tourelle est encore visible aujourd'hui.
Sa côte et notamment deux rochers jumeaux "les Farillons" ont été le lieu de nombreux naufrages depuis l'Antiquité. Au pied de l'îlot, la splendeur fantastique des fonds sous-marins. 

L'île de Planier
Depuis le premier phare construit au Moyen-Age pour guider les marins et signaler l'arrivée des pirates et des barbaresques, l'îlot de Planier, planté à fleur d'eau à 15 km au large du Vieux Port, a vu la construction successive de 5 phares. Belle mission puisqu'il s'agit d'éclairer le plus grand port de la Méditerranée !L'actuelle construction date de 1959. C'est l'ouvrage le plus élevé de la côte méditerranéenne, son plan focal se situant à près de 68 mètres au-dessus des hautes eaux. Sur cet îlot de 3 hectares s'élève une superbe colonne en pierre de Cassis dont l'utilisation ne concerne que quelques rares édifices de prestige à Marseille, comme le Palais de Justice, la Préfecture ou le Palais Longchamp. C'est un matériau qui remonte à 115 millions d'années et qui présente la remarquable propriété à capter les rayons du soleil et de rejeter la nuit les impuretés : il demeure donc d'une blancheur immaculée. Les derniers gardiens devant quitter le phare, du fait de son automatisation, en 1992.

Ainsi, selon les mots d'Albert Londres (Marseille Porte du Sud) :
"Il est un phare à deux milles de la côte. Tous les soirs, on le voit qui balaye de sa lumière et le large et la rive. Ce phare est illustre dans le monde ; il s'appelle le Planier. Quelle que soit l'heure où vous le regardiez, dîtes-vous qu'à cet instant on parle de lui sur toutes les mers et sous toutes les constellations. Quand on n'en parle pas, on y pense. Mais si le Planier ramène au pays, il préside aussi au départ. Faites le voyage de Marseille, jeunes gens de France ; vous irez voir le phare. Il vous montrera un grand chemin que sans doute, vous ne soupçonnez pas, et peut-être alors comprendrez-vous".

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