Office de tourisme et des congrès

Exposition l'Heritage surréaliste dans la mode

18.06.20 > 27.09.20

A l'occasion du week-end de la Pentecôte, le Centre de la Vieille Charité et ses musées d'archéologie méditerranéenne et d'arts africains, océaniens, amérindiens, le Musée d'Histoire de Marseille et le Musée des Beaux-Arts au Palais Longchamp rouvrent gratuitement leurs portes au public de 9h à 18h.

Cette réouverture autorisée par la Préfecture des Bouches-du-Rhône s'effectue dans le respect des consignes sanitaires en vigueur :

port du masque obligatoire dans l'enceinte des musées
respect des gestes barrières et de la distanciation physique
gestion des flux et de la circulation des visiteurs
La réouverture des autres musées municipaux se fera de manière progressive, à commencer par celle du Château Borely, musée des arts décoratifs de la faïence et de la mode qui interviendra le jeudi 18 juin. À cette occasion, le musée dévoilera une toute nouvelle exposition : ”L'héritage surréaliste dans la mode".

L'héritage du surréalisme dans la mode, à travers 30 modèles des collections du château Borély

Le château Borély s'amuse avec la grammaire surréaliste et prolonge le plaisir de l'exposition " Man Ray et la Mode ", présentée, à la suite de Marseille, au musée du Luxembourg à Paris, du 9 avril au 26 juillet 2020.

Héritiers d'Elsa Schiaparelli, des créateurs comme Issey Miyake, Castelbajac, Hermès, ou Jean-Rémy Daumas laissent libre cours à l'imaginaire, démontrant, si besoin est, que la mode est plus qu'un art appliqué, un véritable moyen d'expression artistique, de l'art à porter.

Corps écorché
Le corps, son animalité, son étrangeté, est, pour les surréalistes, le laboratoire de ce qu'ils nomment, la "beauté convulsive". Chez les couturiers, il ne deviendra sujet d'inspiration, qu'à partir des années 30. Entier ou morcelé, il s'affichera, dès les années 60/70, dans un contexte de libération sexuelle, dénué désormais de toute symbolique surréaliste, pur prétexte créatif. L'envers ou l'intérieur du corps révélés (squelettes, organes, chair) rappellent la beauté morbide qu'André Breton et les Surréalistes accordaient aux images des écorchés (Robe écorchée Isabelle Ballu, Prêt-à-Porter AH 1998-99).

Corps morcelé
Le motif des lèvres fait partie des sujets de prédilection des couturiers, comme il le fut par exemple chez Man Ray qui, en 1932, fait de la bouche de Lee Miller, un objet central de son tableau " A l'Heure de l'observatoire - les amoureux " (Bernard Perris, robe ventriloque de 1980). D'autres parties du corps, comme l'oeil ou la main, reviennent de manière récurrente depuis les années 60 dans l'univers de la mode. Les membres du groupe surréaliste firent de l'oeil, un organe ambivalent, entre contemplation et phobie, tandis qu'il apparaît dans la mode comme un talisman plus qu'un symbole (Robe Issey Miyake).

Trompe-l'oeil
Tous les arts ont pratiqué le jeu de l'illusion. Le trompe-l'oeil s'applique aussi sur les textiles Depuis le début du XXe siècle, l'impression au cadre plat offre la possibilité aux couturiers de reproduire des détails précis sur leurs étoffes (Jean-Charles de Castelbajac 1978 / Hermès , 1998). Aujourd'hui, l'impression couleur numérique HD ouvre le champ des possibles quel que soit le support textile (Mary Katrantzou, 2009)